logo riva

ptrougeKinshasa, Une symphonie héroïque

Kinshasa, RDC

Juin 2009

37 images

Vincent Boisot

planche

slideshow

texte

Voir tout le reportage - Télécharger (connexion nécessaire)

 

Kinshasa, mégalopole de 8 millions d’habitants, n’en finit plus d’étaler sa misère. Capitale de l’immense République Démocratique du Congo, elle est ruinée par des années de guerre et de corruption. Connue il y a trente ans sous le nom de « Kinshasa la belle », ses habitants ne l’appellent plus désormais que « Kinshasa la poubelle ». C’est au milieu des monceaux d’ordures qui s’accumulent jour après jour dans les rues que se produisent parfois des petits miracles. La musique de Beethoven, Haendel ou Dvorak s’élève ainsi depuis quelques années au dessus d’un hangar de tôle de la « Cité », ces immenses quartiers populaires qui entourent le centre ville; L’aventure a démarré du rêve d’un des leaders de l’église Kimbanguiste, Armand Diangienda, de former un grand orchestre africain. Il y a quinze ans, avec quatre amis musiciens autodidactes, il commence à apprendre patiemment le solfège et la pratique instrumentale à une poignée de fidèles de son église. Année après année, l’ensemble grandit. Il compte aujourd’hui 225 musiciens et forme le seul orchestre symphonique noir de toute l’Afrique. Dans un pays où posséder un instrument est un luxe, les musiciens de l’orchestre sont pourtant loin d’être des privilégiés. Coiffeur, peintre, commerçant, sans emploi… certains ont appris le solfège alors qu’ils ne savent ni lire, ni écrire. Comme beaucoup de congolais, beaucoup ne mangent pas tous les jours. Et faute de transports en commun, ils doivent parfois marcher des heures pour se rendre aux répétitions. Mais il en faut plus pour décourager ces musiciens passionnés qui répètent chaque soir de la semaine et ont atteint un niveau musical étonnant. Au point de rêver sérieusement à une grande tournée en Europe….

Reportage réalisé pour Le Figaro Magazine

 

 

Top