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Il y a un mois, Eric Besson, ministre de l’immigration, ordonnait la destruction de la « jungle » de Calais. Il pensait ainsi mettre un terme à l’afflux de nouveaux migrants. La Jungle, zone boisée à proximité du port de la ville, servait de lieu de regroupement aux migrants dans l’attente de passer clandestinement en Angleterre. C’était également le seul endroit où ils pouvaient construire des abris de fortune pour faire face aux intempéries et échapper aux contrôles de police. Prévenus par les associations locales quelques jours avant l’action très médiatisée du gouvernement, beaucoup d’entre eux se sont enfuis avant l'arrivée des forces de l’ordre.
Aujourd’hui, ils sont plus de 300 à être revenus et ce chiffre augmente chaque jour. Calais reste le point d’entrée principal vers l’Angleterre. La « jungle » n’est plus, et sans cet abri naturel, les migrants n’ont d’autre choix que de vivre au cœur de la ville. Ils dorment désormais sous les ponts, dans des bâtiments abandonnés ou sous des tentes. Les conditions de vie se sont considérablement dégradées, la pression policière s’est faite plus forte, mais les réseaux de passeurs sont toujours actifs.










































